Considérations du jour sur le sexe, l’amour et le consentement

via Considérations du jour sur le sexe, l’amour et le consentement

Considérations du jour sur le sexe, l’amour et le consentement

 

Si je n’avais pas peur d’écrire, qu’écrirais-je aujourd’hui?

Je ferme les yeux, me mets à l’écoute, et laisse la réponse venir…

La réponse vient, monte, s’impose même.

Si je n’avais pas peur d’écrire aujourd’hui, j’écrirais… sur l’amour.

Sur l’amour? Vraiment? Tu as la brillante idée d’écrire sur l’amour un 14 février, jour de la St-Valentin? Tu es bien la première personne à penser à ça! ironise ma peur. Mais qu’est-ce que tu peux bien avoir d’intéressant à écrire sur l’amour? Sans blague, Aïcha, tu sais bien que tout a été dit et redit sur l’amour! C’est sans doute le sujet le plus usé à ce jour.

Fermer à nouveau les yeux, me remettre à l’écoute et laisser venir…

Si je n’avais pas peur d’écrire, qu’écrirais-je aujourd’hui?

Si je n’avais pas peur d’écrire aujourd’hui, je parlerais de sexe, d’amour, de sexe et d’amour; je pense que parlerais du sexe dans l’amour. C’est ça, oui. C’est ce qui me vient.

Tu vas parler publiquement de ta sexualité et de tes amours? rétorque ma peur. C’est vachement délicat…

Le sexe est un sujet délicat, j’en conviens. Spécialement dans la mouvance du #MoiAussi. Ça discute dans les chaumières. Ça brasse fort sur les réseaux sociaux. Qui aurait dit, il n’y a pas si longtemps encore, que les enjeux de consentement enflammeraient ainsi les esprits? Qu’est-ce qu’elles tentent de nous dire, ces petites emmerdeuses de féministes? Pourquoi et comment nous forcent-elles soudain à marcher sur des œufs? À quoi bon? De quel droit viennent-elles tout chambouler? Est-ce que tout allait vraiment de travers, entre les hommes et les femmes? À quoi riment toutes ces remises en question? Est-ce qu’on ne peut plus s’amuser, baiser allègrement, spontanément, la tête tranquille? Qu’est-ce qui change? Qu’est-ce qui est profondément en train de changer?

Les femmes changent. Je change. Les dénonciations publiques m’ont amenée à examiner mon passé sexuel; j’y ai identifié des abus que j’aurais dû dénoncer. Et j’y ai puisé, comme bien des femmes, une résolution, une force nouvelle; à l’avenir, de tels abus ne passeront plus.

Les femmes changent. Je change. Comme c’est intéressant de m’interroger sur la manière dont j’ai accordé ou non, par le passé, mon consentement sexuel! Comme c’est intéressant de m’interroger sur la façon dont je m’y suis prise pour décoder les signes du consentement ou du non-consentement de mes partenaires! Comme c’est riche, par ailleurs, de réfléchir ensemble, hommes et femmes, sur cette notion – bien plus complexe qu’il n’y paraît – de consentement!

« […] pourquoi le corps? Pourquoi le désir? Pourquoi le sexe? », se demandait l’écrivaine Camille Laurens dans son passionnant ouvrage sur les relations hommes-femmes. Ce à quoi elle répondait simplement: « Mais parce que c’est un moyen de faire connaissance. » (1)

C’est aussi mon sentiment.

Consentir, c’est donner son accord (par la parole ou par le corps, ce qui revient au même puisque, comme nous le rappelle Laurens, « les mots font partie du corps, ils en partent et ils y reviennent »(2)) pour faire plus ample « connaissance ».  Consentir, c’est accepter de s’ouvrir à l’autre, c’est s’incarner librement dans un formidable « oui », c’est signifier qu’on a envie d’entrer dans la danse.

« Sans oui, c’est non », « sans consentement, c’est une agression », nous rappelait récemment, à juste titre, la campagne de prévention des violences à caractère sexuel. (3). Les détracteurs de cette campagne, Sophie Durocher en tête, ont râlé :

« On n’en est […] plus à « Sans oui, c’est non ». On en est rendu à « Si tu dis oui, mais que tu penses « peut-être », ou que tu dis oui pour faire plaisir, ou que tu es couçi couça, tu as le droit de porter plainte contre ton vilain agresseur parce que tu viens de te faire violer. […] « Bordel! Je n’ai pas hâte que mon fils soit confronté à ça. » (4)

Mme Durocher, peut-être est-il temps de laisser la caricature aux professionnels du métier? Car je suis prête à parier que la plupart des mamans, dont je suis, ont plutôt perçu les campagnes de sensibilisation que vous évoquez (5) comme de chouettes  occasions de jaser « consentement » avec leurs enfants.

En ce 14 février, jour de la St-Valentin, c’est à d’ailleurs à mes enfants que je souhaite m’adresser. Je voudrais leur dire que…

… l’intimité, c’est  vraiment l’une des plus belles choses au monde!

… le sexe, c’est doux, c’est énergisant, c’est exaltant, et ça te fait sentir vivant!

Mais je souhaite aussi et surtout leur dire que…

… la sexualité, c’est une chose qu’il vaut mieux expérimenter dans l’amour. Du moins pour commencer.

Pourquoi donc?

Parce que la sexualité, comme tout ce qui est profondément humain, comporte sa part d’ombre (les dénonciations du mouvement MoiAussi n’ont pas fini d’en témoigner) et sa part de joie, de lumière. Parce que l’amour (et la confiance mutuelle qui en découle), sans être un rempart absolu,  simplifie, me semble-t-il, le consentement, garantit une part de lumière et nous met à l’abri, par le fait même, de bien des violences sexuelles.

Et parce que faire connaissance, s’ouvrir, danser – bien des gens en conviennent avec moi! – c’est juste vraiment plus l’fun à vivre quand on est amoureux.

 

Notes

1.  LAURENS, Camille. Dans ces bras-là, P.O.L, Paris, 2000, p. 132.

2. Ibid., p. 61.

3. http://www.harcelementsexuel.ca

4. DUROCHER, Sophie. « Ce n’est PAS une agression sexuelle », Journal de Montréal, 12 février 2018.

5. Ibid. 

 

Lettre ouverte à Alexandre Taillefer

6 décembre 2017, 16 h 02

Alexandre,

Votre documentaire m’a touchée. Et je suis persuadée qu’il a touché beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde. Des parents, comme moi, des jeunes et des moins jeunes. Votre documentaire est une flèche qui file droit au coeur.

Pourquoi?

Pourquoi vos propos, votre démarche, nous chavirent-ils autant?

Parce que vous parlez vrai.

Parce que vous ne vous racontez pas d’histoires.

Parce que vous avez du courage. Le courage d’entrer dans votre souffrance. De la laisser vous pénétrer aux limites du supportable. Vous laissez la souffrance vous malmener, vous chahuter, vous acceptez le chaos qu’elle provoque au plus profond de votre être, avec la fragile mais absolue conviction que ce chaos peut et doit déboucher sur quelque chose de beau et de grand. On vous sent vibrer aux limites de ce qui est humainement tolérable. On vous sent au bord du précipice. Et pour peu que nous ayons déjà marché, nous aussi, sur la corde raide, un pied sur le fil et l’autre, ballant, suspendu dans le vide, nous voilà prêts à vous suivre.

Thomas, c’est un prénom qui ne résonnera plus jamais de la même façon pour moi. Thomas, ce matin, j’avais l’impression de le voir et de l’entendre. Je le voyais prendre l’autobus, assister à un cours de math, je l’imaginais en train de rigoler avec ses amis. Thomas n’est plus, mais Thomas m’habite. Complètement. Désormais, Thomas c’est l’amour. C’est le visage de l’amour filial qui déborde et m’habite complètement.

Alexandre, par votre histoire familiale, par le récit de votre histoire d’amour avec Thomas, vous nous sensibilisez à différents enjeux dont il faut parler, dont il faut se préccuper et dont il  faut s’occuper, individuellement et collectivement. Vous nous informez sur les risques et ravages de la cyberdépendance, une réalité nouvelle. Vous questionnez le système de santé que nous savons déficient depuis longtemps. Particulièrement en matière de santé mentale.  Vous le faites avec une humilité qui vous honore, sans jamais avoir recours à votre autorité d’homme qui brasse de grosses affaires. Vous adoptez la position « basse », c’est-à-dire le point de vue universel du père, du simple papa qui aime son fils et lui reste obstinément fidèle, non pas par le biais mortifiant de la honte ou de la culpabilité, mais par le recours, vivifiant, à la fraternité humaine.

Alexandre, vous nous prouvez, par votre chavirant témoignage, que la mort, même violente, ne peut rompre l’enchantement d’un amour sincère.

Portez-vous bien.

Portez-vous tous de mieux en mieux.

Aïcha

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Lettre à mon étudiante

Belle chouette toute émue, toute chamboulée par les élans de ton coeur,

Tu es venue me trouver à mon bureau, la semaine dernière. « Madame, je voudrais m’excuser d’avoir quitté brusquement votre cours après quelques minutes seulement au dernier cours. Ce n’est pas dans mes habitudes. Ce n’est pas moi, ça. Ça n’allait pas. Ça ne va pas très bien ces temps-ci. Je n’arrive pas à me concentrer. Rien ne va plus. »

Je ne t’ai pas demandé d’emblée ce qui n’allait pas. Je t’ai posé quelques questions pour mesurer l’ampleur du problème… Parfois, quand tout est difficile, on dort mal ou peu, on mange trop peu ou alors on mange trop,… C’est ton cas? « Oui, je ne dors presque pas. » Tu manges bien? Tu manges? « Pas trop, non. » Si tu sens que ce que tu vis prend trop de place, que c’est insoutenable, que ça t’empêche de fonctionner en classe, c’est peut-être une bonne idée d’aller chercher de l’aide. Au cégep, certains services sont offerts : tu peux parler à une infirmière, à une technicienne en travail social , si c’est un enjeu financier, tu peux demander conseil pour chercher de l’aide financière… Tu aimerais que je te montre où se trouvent ces services? « Oui. Je veux bien. » Ok. Ce que je te demande, c’est de t’asseoir en classe et d’assister à mon cours. C’est pas grave si tu n’arrives pas à suivre tout ce que je dis. Aujourd’hui et pour les prochaines semaines, ce que je te demande, c’est simplement de te présenter en classe, juste d’être là. Quand ça ira mieux, on pourra voir ensemble s’il y a des choses à rattraper. Donc, tu t’installes à une table et après le cours, je prendrai le temps de te montrer où se situent les bureaux des personnes ressources que tu pourrais éventuellement consulter. Ça te va? « Oui, ça me va. »

Je donne mon cours. Ça doit lui paraître interminable et ennuyant, mais elle ne se sauve pas. Et à la fin du cours, quand ses camarades quittent la classe, elle reste assise. Je lui souris en ramassant mes affaires. Bientôt, nous sommes seules en classe toutes les deux.

On y va? « Oui, on y va. »

Nous arpentons les couloirs du cégep. Avec l’agrandissement, bien des services ont été relocalisés. Je cherche un peu… Nous descendons les escaliers. Voilà. Aile F. Nous y sommes.

C’est ici. Les bureaux sont présentement fermés parce qu’il est 18 h 15. Mais si tu reviens demain, tu trouveras quelqu’un ici pour t’écouter et t’orienter vers les bons services pour toi. Pour démêler ce qui ne va pas. Parler du problème avec une personne qualifiée, ça va sûrement t’aider à découvrir par quel bout prendre le problème. Quoi prioriser pour que ça aille mieux. Ça te va? « Oui. »

Ça lui va, qu’elle dit, mais ses yeux se remplissent de larmes et elle se met à pleurer…

« L’autre jour, quand je suis sortie de votre cours, c’est parce que je venais d’apprendre que mon chum m’a trompée. »

Ouais.

Je pense à mes enfants qui m’attendent pour souper. Je me dis que je ne suis pas prête d’arriver, mais je décide de prendre le temps. Le temps qu’il faut pour l’écouter.

« En plus, il est ami avec mes amis! »

Je vois. C’est pas facile, l’amour, encore moins à l’époque des réseaux sociaux. Tu sais s’il est en ligne. S’il a pris ton message, à quelle heure il a pris ton message, s’il ne répond pas, c’est qu’il choisit de t’ignorer, tu es triste, tu te sens comme une merde, à moins que ce soit de la colère, tu lui en veux, oui, tu lui en veux d’avoir brisé ta confiance, tu voudrais rire de la mauvaise blague toi aussi, tu voudrais te réveiller de ce cauchemar, tu voudrais être capable d’en rire au lieu d’en pleurer, il faudrait pouvoir en rire avec tes chums de filles, et peut-être même lui rendre la monnaie de sa pièce, mais tu n’as pas envie de rire, et tu n’as pas vraiment envie de lui rendre la monnaie de sa pièce, tu l’aimes, c’est vrai et c’est tout simple, tu te sens lâchée, tu te sens comme une merde.

« Ce que je sais, c’est que je ne veux pas lâcher l’école. Je ne veux pas lui faire ce cadeau- là. »

Génial. Contente d’entendre ça. Tu te sens peut-être comme une merde, mais tu as de bons réflexes, petite.

Je ne sais plus très bien quoi lui dire pour l’encourager. Elle reste plantée là, les yeux dans l’eau.

Je la regarde, à travers elle, je retrouve des visages: d’anciennes élèves, des connaissances, des amies, mes grandes amies. Nous sommes toutes passées par là. Nous passons toutes par là. Crisse que ça fait mal.

Je lui souris. Je m’approche et je pose doucement ma main sur son avant-bras.

Ça ira mieux demain.

Déjà un peu mieux demain.

D’habitude, mes interventions s’arrêtent là. Je laisse quelques jours passer et je fais un petit suivi. Le sourire revient généralement assez vite.

Ce jour-là, comme pour moi-même, j’en rajoute une couche.

Entoure-toi des gens que tu aimes et en qui tu as confiance. Pendant un certain temps, entoure-toi le plus souvent possible de ces personnes-là.  Fais ce que tu aimes. Fais ce que tu aimes le plus souvent possible. Fais ce qui te fait du bien. C’est différent pour chacun. Moi, par exemple, j’aime rouler en voiture en écoutant de la musique. Sans destination. Juste le vent qui remplit l’habitacle. La musique, le vent et la route. Ça me fait du bien. Mais toi, tu n’as peut-être pas de voiture, peut-être pas d’argent pour gaspiller de l’essence dans un petit road trip comme ça. Peut-être que ça te fait du bien de prendre un bain chaud, de manger du chocolat, de marcher au bord de l’eau, de regarder un film sans le regarder vraiment. C’est toi qui sait. Si tu n’arrives pas à manger, tu te rends à la pharmacie et tu t’achètes des boissons protéinées et tu les bois tranquillement, à petites gorgées, au fil de la journée. C’est mieux que de ne rien manger. Tu t’armes de patience. Tu puises dans tes réserves de patience. Quand ça brûle, ici, quand ta gorge se serre, quand le hamster tourne dans ta tête, tu fais juste ce qu’il faut pour traverser la journée. Tu prends ça une journée à la fois. Tu fais ce que tu as à faire aujourd’hui. Si c’est encore trop, tu prends ça une heure, une minute à la fois. Tu endures. Si tu dors mal, tu ne paniques pas. Tu dormiras le lendemain. Ton corps sait comment récupérer. Fais confiance à ton corps; il sait et il va récupérer. C’est juste une question de temps. 

Nous marchons vers la sortie.

Ça va, ma belle.

Ça ira. 

« Le monde est une triste boutique, disait notre ami belge Julos Beaucarne. Les coeurs purs doivent se mettre ensemble pour l’embellir. Il faut reboiser l’âme humaine. »

C’est juste une question de temps. 

Photo papillon papa

Littérature québécoise et cinéma

Les années passent, déjà presque vingt que j’enseigne la littérature au collégial, pour garder la passion du métier, il faut savoir se renouveler!

Cette année, je compte explorer, avec mes étudiants du cours 601-103 – Littérature québécoise, les relations entre la littérature québécoise et le cinéma. Pour débuter, j’ai dressé une liste des oeuvres littéraires québécoises adaptées au cinéma. Il me fait plaisir de partager le résultat de mes recherches de l’été avec vous! Qui sait, vous aurez peut-être le goût, comme moi, de revisiter quelques classiques, littéraires ou cinématographiques!

N’hésitez pas à m’écrire pour signaler un oubli ou une erreur. Cette liste sera régulièrement mise à jour! Mais surtout, je suis curieuse de connaître vos coups de coeur!

Aïcha

Oeuvres adaptées photo

Liste d’œuvres littéraires québécoises adaptées au cinéma

601-103 Littérature québécoise

Aïcha Van DUn

Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption

 

 

ARCAND, Nelly. Putain, Seuil, Paris, 2001, 186 p.

Genre : roman

 

Film Réalisatrice Année
Nelly (film biographique) Anne Émond 2016

 

 

BEAUGRAND, Honoré. La chasse-galerie et autres récits, Boréal compact, Montréal, 2002, 192 p.

Genre : légende

 

Ce volume reprend la version écrite par Honoré Beaugrand en 1900 ainsi que les illustrations qui ornaient l’édition originale, signées Henri Julien, Henry Sandham et Raoul Barré.

Film Réalisateur Année
La chasse-galerie Jean-Philippe Duval 2016

 

 

BEAUCHEMIN, Yves. Le Matou, Québec Amérique, 2002.  Épuisé.

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Le Matou Jean Beaudin 1985

 

 

BIENVENU, Sophie. Et au pire on se mariera, La mèche, Montréal, 2011.

Genre : roman

 

Film Réalisatrice Année
Et au pire on se mariera Léa Pool 2017

 

 

BLAIS, Marie-Claire. La belle bête, Boréal compact, Montréal, 1991.

Première publication : 1958

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
La belle bête Karim Hussein 2006

 

 

BLAIS, Marie-Claire. Le sourd dans la ville, Boréal, Montréal, 1996, 192 p.

Première publication : 1980

Genre : roman

 

 

Film Réalisatrice Année
Le sourd dans la ville Mireille Dansereau 1987

 

 

BOUCHARD, Michel Marc. Les muses orphelines, Leméac, Montréal, 1989,

84 p.

Genre : théâtre

 

Film Réalisateur Année
Les muses orphelines Robert Favreau 2000

 

 

BOUCHARD, Michel Marc. Les grandes chaleurs, Leméac, Montréal, 1993,

98 p.

Première représentation : 1988

Genre : théâtre

 

Film Réalisatrice Année
Les grandes chaleurs Sophie Lorrain 2009

 

BOUCHARD, Michel Marc. Tom à la ferme, Leméac, Montréal, 2011, 80 p.

Première représentation : 2011

Genre : théâtre

 

Film Réalisateur Année
Tom à la ferme Xavier Dolan 2013

 

 

BOUCHARD, Michel Marc. Christine, la reine-garçon, Leméac, Montréal, 2013, 96 p.

Première représentation : 2012

Genre : théâtre

 

Film Réalisateur Année
The Girl King Mika Kaurismäki (coproduction : Finlande, Suède, Allemagne et Canada) 2016

 

 

COURTEMANCHE, Gilles. Un dimanche à la piscine à Kigali, Boréal, Montréal, 2000, 288 p.

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Un dimanche à la piscine à Kigali Robert Favreau 2006

 

 

COURTEMANCHE, Gilles. Une belle mort, Boréal, Montréal, 2005, 216 p.

Genre : roman

 

Film Réalisatrice Année
La dernière fugue Léa Pool 2010

 

DE LA CHENELIÈRE, Évelyne. Bashir Lazar, Leméac, Montréal, 2011, 48 p.
Première représentation : 2002

Genre : théâtre

 

Film Réalisateur Année
Monsieur Lazhar Philippe Falardeau 2011

 

DUBOIS, René-Daniel. Being at home with Claude, Leméac, Montréal, 1986.

Première représentation : 1985

Genre : théâtre

 

Film Réalisateur Année
Seul, avec Claude Jean Beaudin 1992

 

FERRON, Jacques. L’Amélanchier, Typo, Montréal, 2014, 192 p.

Première publication : 1970

Genre : conte / récit

 

Film Réalisateur Année
Tinamer Jean-Guy Noël 1987

 

FOURNIER, Claude. Les tisserands du pouvoir, Libre expression, Montréal, 2010, 528 p.

Première publication : 1988

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Les tisserands du pouvoir Claude Fournier 1988

 

GRIGNON, Claude-Henri. Un homme et son péché, Stanké, Montréal, 2008.

Première publication : 1933

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Un homme et son péché Charles Binamé 2002

 

GUÈVREMONT, Germaine. Le Survenant, Fides, Montréal, 2012, 224 p.

Première publication : 1945

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Le Survenant Érik Canuel 2005

 

HÉBERT, Anne. Le torrent, Bibliothèque québécoise, Montréal, 2012.

Première publication : 1945

Genre : nouvelle

 

Film Réalisateur Année
Le torrent Simon Lavoie 2012

 

HÉBERT, Anne. Les fous de Bassan, Seuil, Paris, 1998, 249 p.

Première publication : 1982

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Les fous de Bassan Yves Simoneau 1986

 

HÉBERT, Anne. Kamouraska, Seuil, Paris, 1997, 245 p.

Première publication : 1970

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Kamouraska Claude Jutra 1973

 

HÉBERT, Bruno. C’est pas moi, je le jure, Boréal, Montréal, 2000, 200 p.

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
C’est pas moi, je le jure   Philippe Falardeau 2008

 

HÉMON, Louis. Maria Chapdelaine, Bibliothèque québécoise, Montréal, 1990.

Première publication : 1913

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Maria Chapdelaine Gilles Carle 1983

 

LABRÈCHE, Marie-Sissi, Borderline, Boréal, Montréal, 2003, 170 p.

Genre : roman

 

Film Réalisatrice Année
Borderline Lyne Charlebois 2007

 

LALONDE, Robert. C’est le cœur qui meurt en dernier, Boréal, Montréal, 2013,

168 p.

Genre : récit

 

Film Réalisateur Année
C’est le cœur qui meurt en dernier Alexis Durand-Brault 2017

LANGEVIN, André. Poussière sur la ville, Boréal, Montréal, 2014, 236 p.

Première publication : 1953

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Poussière sur la ville Arthur Lamothe 1968

 

LAFERRIÈRE, Dany. Comment faire l’amour avec un noir sans se fatiguer, Typo, Montréal, 2010.

Première publication : 1985

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer Jacques W. Benoit 1989

 

LAFERRIÈRE, Dany. Le goût de jeunes filles, Gallimard, Folio, Paris, 2007, 1992, 400 p.

Première publication : 1992 / Nouvelle version augmentée : 2004

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Le goût des jeunes filles John L’Écuyer 2004

 

 LECLERC, Félix. Pieds nus dans l’aube, Fides, Anjou, 2013, 240 p.

Première publication : 1947

Genre : roman d’apprentissage

 

Film Réalisateur Année
Pieds nus dans l’aube Francis Leclerc 2017

LEPAGE, Robert. La face cachée de la lune, L’instant même / Ex Machina, Québec, 2007, 84 p.

Première représentation : 2000

Genre : théâtre

 

Film Réalisateur Année
La face cachée de la lune Robert Lepage 2003

 

LEMELIN, Roger. Les Plouffe, Stanké, Montréal, 2008.

Première publication : 1948

Genre : roman

 

Films Réalisateurs Années
Les Plouffe

Le crime d’Ovide Plouffe

Gilles Carle

Denys Arcand

 

1981

1984

 

 MOUAWAD, Wajdi. Littoral, Actes Sud, Paris, 2007.

Première représentation : 1997

Genre : théâtre

 

Film Réalisateur Année
Littoral Wajdi Mouawad 2004

  

MOUAWAD, Wajdi. Incendies, Léméac, Montréal, 2015, 176 p.

Première représentation : 2003.

Genre : théâtre

 

Film Réalisateur Année
Incendies Denis Villeneuve 2010

 

NELLIGAN, Émile. Poésies complètes, Fides, Anjou, 2013.

Première publication : 1904

Genre : poésie

 

Film Réalisateur Année
Nelligan (film biographique)   Robert Favreau 1991

 

PELLERIN, Fred. Il faut prendre le taureau par les contes, Planète rebelle, Montréal, 2003.

Genre : conte

 

Film Réalisateur Année
Babine Luc Picard 2008

 

PELLERIN, Fred. Comme une odeur de muscles, Planète rebelle, Montréal, 2005.

Genre : conte

 

Film Réalisateur Année
Ésimésac Luc Picard 2012

 

PETROWSKI, Nathalie. Maman last call, Boréal, Montréal, 1995, 144 p.

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Maman last call François Bouvier 2005

 

PROULX, Monique. Le sexe des étoiles, Québec Amérique, Montréal, 2015, 293 p.

Première publication : 1987

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Le sexe des étoiles Paule Baillargeon 1993

 

RABAGLIATI, Michel. Paul à Québec, Pastèque, Montréal, 2011, 192 p.

Genre : bande dessinée (Paul à Québec s’inscrit dans une vaste série)

 

Film Réalisateur Année
Paul à Québec François Bouvier 2015

 

ROY, Gabrielle. Bonheur d’occasion, Boréal, Montréal, 2009, 466 p.

Première publication : 1945

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Bonheur d’occasion Claude Fournier 1983

 

SÉNÉCAL, Patrick, Sur le seuil, Alire, Lévis, 1998.

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Sur le seuil Éric Tessier 2003

  

SÉNÉCAL, Patrick, Les sept jours du Talion, Alire, Lévis, 2002.

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
Les sept jours du Talion Podz 2010

 

 SÉNÉCAL, Patrick. 5150, rue des Ormes, Alire, Lévis, 2011.

Genre : roman

 

Film Réalisateur Année
5150, rue des Ormes Éric Tessier 2009

 

TREMBLAY, Michel. C’ta ton tour, Laura Cadieux, Bibliothèque Québécoise, Montréal, 1997, 150 p.

Première publication : 1973

Genre : roman

 

Film Réalisatrice Année
C’ta ton tour, Laura Cadieux

 

Laura Cadieux…la suite

Denise Filiatrault

 

 

Denise Filiatrault

1998

 

 

1999

 

 

 

 

 

Entre! Et fais comme chez toi!

« L’hospitalité est la vertu d’une belle âme qui tient à tout

l’univers par les liens de l’humanité. « 


Francis Bacon, Essais, 1625

Parmi les expériences les plus désagréables qu’on puisse vivre dans la vie : se cogner le nez à une porte fermée, au sens propre comme au sens figuré. Particulièrement au figuré. Mise à pied brutale, candidature rejetée, congédiement amoureux, refus catégorique, réplique cinglante, décision irrévocable, virage à 180 degrés. Nous avons tous déjà reçu un verdict sans appel.

« J’ai changé d’idée, dira-t-il. C’est comme ça. Je ne te donne pas le choix. »

Tristesse. Colère. Déception. Sentiment d’impuissance.

Et incrédulité.

On tombe littéralement des nues.

Quoi? Mais comment est-ce possible? J’ai fait tout ce chemin, j’ai investi tous ces efforts, j’ai nourri tous ces espoirs strictement pour rien?

Oui madame.

Il faut du temps pour se remettre. Dans certains cas, on ne se remet jamais entièrement. On apprend juste à « vivre avec ». À « faire avec ». À notre personnalité s’ajoute une nouvelle couleur ou dimension: la mélancolie. À moins que ce soit une ombre. Une ombre au tableau de notre vie ; un rejet qu’on n’a jamais vraiment avalé.

Heureusement, au sommet des expériences les plus agréables qu’on puisse vivre se trouve une chose absolument essentielle :

l’accueil.

C’est à ça que j’ai pensé longuement en me réveillant ce matin.  À l’accueil. Sous toutes ses formes. J’ai pensé… Il n’y a pas grand chose de plus beau et de plus grand que l’expérience humaine de l’accueil.

Un sourire, un clin d’oeil complice, un geste tendre, une oreille attentive, un regard doux, un coup de main, une facture qu’on nous dérobe pour faire plaisir, un silence enveloppant, une invitation spontanée!

Entre! Mais entre, voyons! Ici, tu es toujours la bienvenue! Le frigo est plein! Tu prends ce que tu veux. 

Ce matin, en me réveillant, j’ai eu envie de remercier toutes les personnes qui, comme autant de portes ouvertes dans ma vie, m’ont tout simplement accueillie avec confiance.

Aimer, c’est quelque chose comme…

tu es chez toi chez moi

Carnet d’écrivain

« J’ai déjà lu, je ne sais où, qu’à ceux qui lui demandaient comment
il faisait pour trouver sa musique, Jean-Sébastien Bach
répondait que l’important n’était pas tant de la trouver que de
ne pas la piétiner en sautant du lit le matin. »

Francine Chicoine

 

« Ne crains pas les courbes ni les tournants. Ils te mèneront vers un nouvel Orient, là où le soleil se lève. », m’a écrit papa, en juin dernier. ! « La rivière contourne les obstacles en méandres. Ça fait aussi sa beauté. »

Ne crains rien, je suis là.

L’expérience humaine ne serait-elle pas, au final, d’une désarmante simplicité: un être qu’on aime, un proche, une maman, une amie, un amoureux, des collègues et des amis bienveillants qui te surprennent un jour; ils sont là, tout bonnement présents au moment où ça compte. Ça passe par un mot, un regard, un geste. Ou un sourire.

Parfois, le courant passe à travers le tout petit fil d’un instant. Un éclat de rire. Un silence complice. Une marque d’affection, de confiance ou de reconnaissance qu’on n’attendait pas. Ta coiffeuse te prépare un bon café bien chaud. Des amis prennent ta facture en catimini. Une étudiante se confie.

D’autres fois, l’amour est ce géant qui te prend, te chavire et te soulève avec force.

« Tu as fait toute cette route pour venir me dire adieu! » s’est exclamé papi Raoul en m’ouvrant largement ses bras de son lit d’hôpital, deux ou trois jours avant de mourir. Une dernière vraie rencontre pleine de tendresse. Les grands bras en croix de papi Raoul qui t’enlacent pour la toute dernière fois. Papi qui t’embrasse et embrasse sa fin de vie en même temps. C’est pas tous les jours qu’on vit ça.

Cette semaine, je ne sais pas pourquoi, j’ai repensé à de mon enseignante de 5e année. À L’Assomption, d’autres que moi s’en souviennent sûrement aussi.

Elle s’appelait Reina Lacombe.

Reina, si je me souviens d’elle, c’est parce qu’elle nous enseignait avec coeur.

Rien que ça. Aussi simple que ça.

Pédagogie de l’amour.

 

Devenir une enseignante plus « alternative », en 2017, peut-être que ça pourrait vouloir dire ça…

Enseigner avec plus d’amour.

 

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