Lettre ouverte à mes enfants

Mes ADOrables,

 

Les années passent et je vous regarde aller avec la plus grande satisfaction!

Fiston, tu as fait ton entrée à l’école secondaire la tête haute, confiant et décidé à réussir.

Fifille, tu continues de rayonner à l’école alternative où tu nages comme un poisson dans l’eau, entourée d’amis et d’adultes sincères et animés de projets stimulants. Tu te prépares aussi à prendre le grand virage de l’école secondaire. Tu y es presque!

J’ai cette chance inouïe d’avoir des enfants épanouis, intelligents et en bonne santé.

Je suis choyée. Gratitude.

Mais je vais vous dire mes beaux trésors, j’ai surtout la chance d’avoir des enfants qui se taquinent et jouent ensemble, s’entraident et s’encouragent.

J’ai la chance d’avoir des enfants qui s’aiment.

Je reprends ici les paroles d’une chanson d’Yves Duteil que j’aime beaucoup:

Je vous aime

De vous aimer si fort

D’être tout à la fois

Et la soif et la source

Votre amour m’éclabousse

Et m’entraîne avec lui

Dans vos îles aux trésors

 

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Ce que j’ai envie de vous dire ce matin, c’est qu’il n’y a pas plus beau cadeau pour un parent que de voir ses enfants s’aimer.

 

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Chaque fois que vous riez ensemble, complices

Chaque fois que l’un de vous offre son aide à l’autre

Chaque fois que vous vous montrez solidaires dans les moments difficiles ou que vous vous défendez l’un l’autre

Chaque fois que vous vous concertez en secret pour m’adresser une demande avec plus de force

Chaque fois que vous choisissez le pardon plutôt que la rancune ou la colère durable

Chaque fois que l’un demande conseil à l’autre

Chaque fois que l’un conseille l’autre

Chaque fois que vous vous chamaillez gentiment

Chaque fois que vous vous concertez pour me faire… une surprise (un petit déjeuner au lit ou un massage à quatre mains)!

Chaque fois que vous vous encouragez dans vos loisirs

Chaque fois que vous célébrez vos réussites mutuelles,

Chaque fois que vous vous soutenez dans les moments de peine, d’impuissance ou de déception

Chaque fois

C’est le plus beau et le plus universel des cadeaux.

Je vous souhaite de garder cette relation tendre et vivante pour toujours; elle vous protégera de la solitude, de la peur et des coups durs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dix bonnes raisons de remercier les entraîneurs de nos enfants

 

Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l’on vient de donner. 

Jean La Bruyère 

L’été tire à sa fin, la rentrée scolaire bat son plein, le moment est venu de tourner la page sur les vacances et les belles activités estivales de nos enfants. Bien souvent, ces activités se terminent par une petite rencontre amicale autour d’un léger repas, d’une crème glacée, d’un feu de camp ou d’une piscine. C’est l’occasion de se dire au revoir, mais surtout de remercier tous ces parents-entraîneurs qui, de près ou de loin, se sont engagés sans compter auprès de nos enfants.

Cette année, fifille a choisi le soccer et fiston le baseball. Comme vous, j’en ai passé des heures à les conduire à leurs pratiques ou à leurs matchs (les terrains n’étaient pas toujours à la porte et des soirées entières y sont passées), à les encourager dans les meilleurs… et les moins bons moments, tantôt sous un soleil de plomb, tantôt sous la pluie.  Les conditions météo n’étaient pas toujours optimales…

les-entraineurs14086414_10154007592574037_5293058758556325647_oÀ l’arrière-plan, nos parents-entraîneurs veillent au grain         Photo : Caroline Mireault

Comme toujours, j’en ai retiré de la fierté, beaucoup de plaisir, ET en même temps… je dois avouer qu’il m’est arrivé de trouver ça demandant de les accompagner. Alors quand je pense à toutes ces heures investies bénévolement par les entraîneurs de mes enfants (et leurs précieux assistants), une bouffée de gratitude m’envahit. C’est bien simple, si j’en avais les moyens, je leur offrirais une semaine de vacances pour la destination de leur choix! Vous conviendrez avec moi qu’un tel répit serait largement mérité! Or les entraîneurs se contentent le plus souvent d’une chaleureuse poignée de main…

Je ne sais pas ce qui motive ces indispensables bénévoles, hommes ou femmes, jeunes et moins jeunes. L’envie  de tisser des liens? De transmettre des connaissances? De redonner aux jeunes ce qu’ils ont reçu de leurs propres entraîneurs?

 Quoi d’autre?

Prenons-nous seulement le temps de découvrir ce qui les incite à s’impliquer avec autant de générosité?

En cette fin de saison, j’aimerais remercier tout spécialement François Paquin, coach de baseball et ses précieux assistants: Jean-François, Daniel et Stéphane.

Ma reconnaissance va également à Sébastien St-Amant, coach de soccer et à ses deux bras droits : Éric et Isabelle.

Grâce à vous, mes enfants…

  1. … se sont bien amusés cet été
  2. … ont fait des apprentissages techniques
  3. … ont développé leur esprit d’équipe
  4. … ont tissé de belles amitiés
  5. … ont appris à perdre et à gagner, toujours la tête haute
  6. … ont forgé leur caractère
  7. … ont testé leurs limites
  8. … ont passé moins de temps devant les maudits écrans
  9. … ont encouragé les commerces de crème glacée
  10. … ont des chances de devenir entraîneurs à leur tour!

Pour toutes ces raisons, je vous REMERCIE.

Vos valeurs de gratuité et de responsabilité me touchent.

Et votre sens de l’engagement m’inspire.

Une communauté vivante est une communauté qui grouille de bénévoles.

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Les Jays de L’Assomption et leur équipe d’entraîneurs à l’issue des championnats provinciaux     Photo: Aïcha Van Dun

***

L’action bénévole en chiffres

Sur le site du Réseau de l’Action Bénévole du Québec  (www.rabq.ca ), on trouve toutes sortes de statistiques impressionnantes, dont celles-ci:

  • Annuellement au Québec (cette statistique remonte à 2010), plus de 2,4 millions de Québécois âgés de 15 ans et plus réalisent du bénévolat. 
  • Les bénévoles québécois ont contribué, au cours de l’année 2009, pour 385 millions d’heures auprès d’organismes de différents secteurs ; culture et loisirs, services sociaux, santé, religion, environnement et développement, etc.
  • Une estimation de la valeur des heures de bénévolat réalisées au Québec et qui seraient rémunérées au salaire moyen versé au sein des organismes communautaires  représenterait 7 milliards de dollars.

 

Amis lecteurs, je vous invite à envoyer cet article à vos entraîneurs, en guise de reconnaissance. La gratification fait toujours chaud au coeur, sans compter qu’elle incite les bénévoles à poursuivre leur implication!

JUIN / La mort, l’amour, la vie en 3 extraits choisis par Aïcha

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La mort

«Et dans la cohorte des hommes qui m’entourent se trouvent les médecins, les savants de la santé qui se chargent de mon sexe si généreux de lui-même, qui se donne à la science et aux appareils gynécologiques avec la même légèreté que partout ailleurs, dans le lit avec les clients, geignant sur un divan ou encore me dandinant sur les genoux des professeurs, moi nue sur le dos et regardant le plafond, les jambes ouvertes, les pieds dans leur support en fer blanc, moi presque nue et attendant qu’on s’occupe enfin de moi, de mon cas de folle infectée, et ensuite la gelée, les gants et la froideur de l’inspection, le grattoir et le mot du médecin qui fera apparaître ce qu’il en est de cet endroit que je ne peux imaginer qu’à travers ce qu’en montrent les revues médicales, et là on me dit que tout semble en ordre, que le col de l’utérus ne présente pas d’anomalies, qu’il est peut-être un peu rouge mais sans plus, et ensuite on me demande combien de clients je vois chaque jour, six ou sept, ça dépend des jours et de mon humeur, de ma précieuse endurance à ce qui est contraire à l’instinct, et on me dit que j’aurai les résultats dans une semaine, qu’on me téléphonera si les tests sont positifs et qu’il faudra se revoir dans trois mois, et peut-être croyez-vous que j’en suis soulagée, de la normalité de ma fente de putain qui n’est que légèrement surmenée, les rougeurs en témoignent, eh bien non car à la fin de chaque rendez-vous je demande de bien répéter ce qu’on vient de me dire, soyez honnête monsieur le docteur, comment est-il possible que je sois normale alors que je m’évertue à déclarer que je suis en train de mourir […]. »

Nelly Arcand, Putain, p. 138.

 

L’amour

«Être un homme, être une femme, avoir des enfants : on sait déjà tous que ce ne sera plus jamais comme avant, que nous vivons sur ces enjeux des changements formidables, aussi importants pour l’histoire humaine que n’importe quelle révolution sanglante.»

Nicolas Lévesque, Le Québec vers l’âge adulte, p. 97.

 

La vie 

«On écrit peut-être pour recomposer en soi les morceaux de beauté que l’on a perdus le long de cette histoire de rêves et de chutes, de passages et de soifs qu’est notre vie.

On écrit peut-être pour toucher à cette furie d’éternité qui nous hante, pour retrouver la beauté des ciels que l’on habite, des mers que l’on traverse, pour retrouver les promesses d’enfant que l’on porte comme des châteaux rasés, reconstruits chaque fois dans l’espérance que ce que l’on édifie ainsi tienne bon, une seule fois peut-être. »

Hélène Dorion, Le temps du paysage, p. 20.

 

 

 

Projet de parrainage d’une famille syrienne à L’Assomption

Après 18 ans d’enseignement, il arrive encore que des collègues de longues date me surprennent!!! Cet hiver, Ariel Franco, professeur de mathématiques d’origine urugoyenne, a lancé un formidable projet de parrainage d’une famille syrienne. Je lui lève mon chapeau!

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Félix Tremblay des Éveilleurs de conscience, Amel Haroud du SAFIMA et Ariel Franco, enseignant de mathématiques au CRLA

Par sa détermination et son enthousiasme contagieux, Ariel a su mobiliser toute notre communauté collégiale dans ce projet un peu fou d’accueil d’une famille syrienne à L’Assomption.

Le projet est mené en collaboration avec l’organisme communautaire SAFIMA qui offre un service d’aide à la famille immigrante de la MRC de L’Assomption dirigé par Mme Amel Haroud.

Ce matin, lors de la conférence de presse, Félix Tremblay, étudiant du CRLA et membre du groupe des Éveilleurs de conscience, nous a livré un texte très touchant sur lequel je vais tenter de mettre la main afin de vous le partager!

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En attendant, je vous invite tous à vous engager solidairement dans cette cause! L’objectif à atteindre le plus rapidement possible est de 21 600 $. Toute la communauté est sollicitée! Vous pouvez me remettre votre don en argent comptant (s’il s’agit d’un tout petit montant – tous les dons sont les bienvenus!) ou par chèque au nom de SAFIMA, je vais ramasser de petites sommes au cours des prochaines semaines, c’est ma façon de contribuer au projet.

Vous pouvez aussi vous adresser directement à Mme Amel Haroud, la coordonnatrice de SAFIMA en passant par le site web de l’organisme : http://www.safima.ca

Soyons généreux! C’est une belle façon de nous mettre « au service de ceux qui subissent l’Histoire», selon la belle expression de Camus!

Bon été!

 

 

 

 

 

 

L’exercice proposé par mon grand-papa (par Malorie Harvey, 11 ans)

Écrire à partir d’une photo, voilà le mandat que m’a lancé mon grand-papa. Et c’est avec plaisir que je le relève aujourd’hui même, à exactement 8 h 39.

«Est-ce possible de m’envoyer quelques lignes (non, pas un roman) pour exprimer ce que cette photo évoque de toi?» a-t-il écrit dans ma messagerie. Je lui ai répondu, pas plus tard qu’hier: «Oui!» Pour moi, ce n’était qu’un petit service que je lui rendais. Mais c’est envoyant la fameuse photo que j’ai cessé de me vanter. Ce «service» comme je le pensais avec prétention, s’avérait plutôt un défi…

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Je dois dire que cette photo est magnifique. La douce mousse qui s’étend dans les coins et recoins de l’arbre, les racines éclairées par la lumière et la majestueuse pousse verte à la gauche de l’objectif sont magiques.

Photo: Grand-papa Frans 

Je veux dire par «magiques» que la nature de la photo est tout simplement impressionnante. Presque impossible. Mais ça m’étonnerait que mon grand-père ait abusé de photoshop pour réaliser cette photo! Peut-être un peu pour masquer les défauts les plus importants, mais sans plus. Plus j’observe la photo, plus je me pose des questions. Serait-ce beau avec un insecte, comme une petite bande de fourmis par-ci par là… ou une fleur à la toute pointe de la plante… Manque-t-il quelque chose… Mais mes questionnements mènent toujours à la même réponse : «Non, Malo. C’est photo est juste parfaite.» Et c’est vrai.

Ce qu’elle m’inspire? Je ne sais pas trop. Rien ne me vient en tête à l’instant. Mais le fond m’intrigue de plus en plus. J’imagine que cet arbre est un arbre parmi d’autres. Une vraie forêt enchantée! Ou alors un simple rondeau ou une minuscule herbe pousse. Oh! Ou même le début du célèbre haricot magique!

C’est drôle que le simple petit coin gauche où l’on voit le fond de la photographie m’inspire tant alors que la lumineuse et rayonnante plante qui attire directement nos yeux ne m’amine pas du tout. Peut-être que c’est le fait de pouvoir tout imaginer à ma façon que j’aime. Que le simple fait de devoir compléter une image à la place de la créer ne m’attire par particulièrement. J’arrive à ajouter, mais pas à compléter.

Maintenant que j’achève mon texte, cela me paraît étrange d’avoir écrit tant de lignes pour une simple photo… Mais je ne me serais pas tant questionnées si mon grand-père ne m’avait pas lancé ce défi! J’ai tout de même pris un malin plaisir à coucher mon inspiration sur le clavier!

Alors, grand-papa? Cet article est réussi… ou pas?

Malorie😉

 

 

 

Les portes tournantes du sexe et de l’amour

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Photo : Frans Van Dun

« Ce n’est peut-être que par l’amour que l’on revisite notre capacité d’aimer.» 

Hélène Dorion

Ce matin, j’ai une pensée pour tous les parents séparés de mon entourage et spécialement pour les mamans en qui je me suis souvent reconnue, au cours des deux dernières années…

Grande soeur chérie, proches amies, inspirantes collègues, amies de mes amies, connaissances lointaines… je vous ai observées, je vous ai écoutées et avec vous, bien souvent, je me suis interrogée.

Hier soir, je suis tombée sur cette phrase d’un certain Pascal Obispo – «Où est l’amour qu’on nous avait promis?»  – et j’ai pensé amoureusement, je ne suis décidément plus la même.  

En quoi sommes-nous différentes après la séparation du père de nos enfants (ou de leur deuxième mère, c’est selon…)? Qu’est-ce qui a changé? Où sont passées les jeunes femmes qui s’abandonnaient librement au sentiment amoureux?  Pourquoi sommes-nous devenues si tristement réalistes, prudentes, pragmatiques, réfléchies et suspicieuses de l’amour? Pourquoi avançons-nous avec tant de précaution? Par lucidité? Par peur d’avoir mal? Pour ménager nos enfants? Est-ce un simple réflexe de protection après la cassure?

Si l’amour est magie et exaltation, comment l’accueillir à nouveau après l’ultime désenchantement de la dissolution non seulement de cet idéal du couple longue durée, mais aussi et surtout de l’unité familiale qui nous était si chère (ce qui me manque : être témoin des signes de l’amour partagé entre mes enfants et leur père / voir mes enfants heureux en présence de leur papa)?

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Ma fille, petite, et son père

Aujourd’hui, pleinement conscientes de la fragilité de l’amour et de la part d’idéalisation et d’aveuglement des amours débutants (comment ne pas sourire le jour où notre ex nous lance, dans un élan de gentillesse bien senti: «Je suis TELLEMENT plus compatible avec ELLE!!!), nous rencontrons non sans une certaine méfiance, à l’affût de ces fameux signes que nous aurions dû décoder dans le temps! 

Si nous pouvions lire l’avenir dans une boule de cristal! Si seulement les relations intimes et amoureuses venaient avec la garantie que notre confiance ne sera plus bafouée, que la parole donnée ne s’envolera pas et que l’aventure qui un soir nous appelle, sexuelle ou amoureuse ne tournera pas au vinaigre. Bien sûr, une telle garantie n’existe pas… Sans doute faut-il s’en réjouir. L’incertitude et le doute ne font-ils pas partie du plaisir de toute rencontre ou expérience significative?

En ce beau samedi matin, j’en viens à la conclusion qu’entrer dans les portes tournantes du sexe (on a forcément un peu de rattrapage à faire de ce côté au sortir d’une relation longue durée!) et de l’amour, après une séparation, c’est accepter de faire le don d’une part -plus ou moins grande- de liberté à cet(te) autre qui nous intrigue et nous attire…

Les filles, ne soyons pas trop sur nos gardes.

L’amour est un don mutuel et libre qui exige une bonne dose de confiance en l’avenir pour prendre racine.

Et pour qui sait lire entre les lignes en terminant son jogging…

La vie nous réserve parfois de belles surprises!

Malorie Harvey : lauréate du Concours littéraire provincial de St-Ours 2016

HARVEY, Malorie. Il m’a choisi, Concours littéraire provincial de St-Ours,

St-Ours, 2016, 30 p.   ISBN: 978-2-924711-25-5

 

Samedi dernier, ma belle grande fille, Malorie, recevait le 3e prix d’une valeur de 200 $ du Concours littéraire provincial jeunesse de St-Ours pour son tout premier roman, Il m’a choisi, dans la catégorie roman 9-13 ans. 

Je tiens à remercier les nombreux bénévoles du Regroupement littéraire jeunesse pour leur engagement auprès de la relève littéraire! Motivée par ce concours, Malorie, qui lit et écrit depuis de plusieurs années déjà, a trouvé l’énergie de mener un projet littéraire d’envergure (30 pages à son âge, c’est beaucoup!) jusqu’au bout.

Je félicite Malorie pour ses efforts soutenus, je souligne sa persévérance et je l’encourage à écrire toute sa vie dans le plaisir et la détente, comme elle sait si bien le faire!

 

Résumé de l’intrigue

Dominique et Dominic sont de grands complices! La première est une fille sensible alors que le second est un non-voyant très optimiste. Son handicap peut lui apprendre une tonne de choses; il peut s’imaginer un monde intérieur et a la chance de voir le vrai coeur des gens. Mais… le réalisera-t-il? Dominique, qui a des broches depuis peu, saura-t-elle garder la tête haute? Chose certaine, les deux inséparables amis s’entraident pour surmonter leurs épreuves que vous découvrirez dans un touchant journal intime…

***

Extrait du roman 

10 mars

Étrange que c’est Dominique qui perde confiance en elle, qui se fasse insulter, qui doive se faire remonter le moral par son meilleur ami… Avant, c’était moi qui étais dans cet état. Je perdais confiance en moi, je me faisais insulter et Dom devait régulièrement me consoler. C’était à cause de mon handicap.

Moi, je suis passé à travers cette épreuve. Un peu à cause des broches de Dominique, oui, on a arrêté de m’embêter. Mais ce que je veux dire, c’est que peu importe si on m’insulte encore un jour, je ne serai plus atteint par les mots qu’on m’adresse. Je vais être capable de garder la tête haute, sans pleurer pendant des heures, enfermé à double tour dans ma chambre.

Il est évident que mon problème est bien plus compliqué que le sien, car ses broches, elle va les enlever, un jour. Elle aura même de superbes dents. Alors que moi… je vais rester non-voyant toute ma vie.

Donc si je suis capable de passer par-dessus mon problème, eh bien! Dom aussi.

C’est exactement ce que j’ai dit à mon amie hier. La pauvre, elle a encore eu une montée d’émotion.

 

La remise du prix au Salon littéraire du 28 mai dernier  

Photos : Frans Van Dun